ETAT
DES LIEUX EN 1998
Circonscription
administrative et collectivité décentralisée,
Le District de Bamako, jusqu’en 1999 était géré
suivant les principes administratifs et les lois régissant
les communes.
Depuis
l’application de loi 96.025 portant code des collectivités
au Mali qui confère un statut particulier au District,
Bamako est une collectivité territoriale décentralisée
dotée de la personnalité morale et de l’autonomie
financière.
Le
District s’étend sur une superficie d’environ
267 km2 avec une population estimée à 1.200.000
habitants.
Entité
à part entière avec son administration, son
organisation et ses patrimoines propres, Bamako qui compte
aujourd’hui 60 quartiers est divisé en six communes
dirigée chacune par un maire assisté d’un
conseil municipal.
La
Mairie du District compte près de dix sept services
techniques où évoluent plus de 1200 agents comprenant
des conventionnaires, des contractuels et des agents municipaux.
La Mairie du District collabore avec les communes sur toutes
les questions districales.
Bamako en 1998 se caractérisait entre autres par :
- une forte croissance démographique
- La dégradation ininterrompue des infrastructures
de base et des équipements collectifs
- La dégradation de l’environnement ; la ville
semblait en abandon
Bamako était demeuré malgré l’importance
de sa population et son statut de capitale, une ville dont
très peu de maliens pouvaient se flatter.
Avec ces changements liés à la décentralisation
et pour la première fois depuis les indépendances,
la Mairie du District est gérée depuis 1998
par le deuxième Maire élu de son histoire Mr
Ibrahima N’DIAYE , Le Président Modibo KEITA
ayant été le premier élu à diriger
La ville de Bamako.
Avec ces changements liés à la décentralisation
et pour la première fois depuis les indépendances,
la Mairie du District est gérée depuis 1998
par le deuxième Maire élu de son histoire Mr
Ibrahima N’DIAYE , Le Président Modibo KEITA
ayant été le premier élu à diriger
La ville de Bamako.
Mais
l’application de la loi 96.025 , trois handicaps majeurs
se dressaient sur le chemin de la nouvelle équipe municipale.
Il s’agit entre autres de :
- L’inexpérience d’une entité administrative
nouvelle qui devait évoluer dans un espace ancien fortement
structuré et caractérisé par la taille
et la complexité des problèmes à résoudre.
-
Le statut particulier, tel que défini par la loi aura
été un facteur lourd et fortement handicapant
dans la gestion de la ville pendant ces cinq premières
années
-
L’absence d’une réorganisation administrative
des services de la Mairie et d’un organigramme conséquent
- l’héritage laissé par l’ancien
gouvernorat caractérisé essentiellement par
de dettes et des arrières de paiement.
- La diminution drastique des ressources financières
du District. En effet, la Mairie perdait
+ 40 % du montant des recettes représentant les patentes
au profit des communes
+ 90% des frais d’édilité représentant
au moins 25% du budget du District
C’est donc une situation financière catastrophique
qui attendait le nouveau conseil du District. En effet Près
des deux tiers des ressources s’étaient envolés
et les dettes et arriérés atteignaient une enveloppe
de 4 milliards de FCFA .
Les impayés dus aux fournisseurs représentent
environ 20 % du total des arriérés
Les prêts rétrocédés font 67 %
du montant et les impayés d’impôts représentent
0.8 %
ASSAINISSEMENT
DE LA SITUATION FINANCIERE
La
priorité de la nouvelle équipe dirigeante du
District était donc l’amélioration de
la situation financière, un préalable à
la réussite de toute action de développement.
Les axes prioritaires choisis pour relever ce défi
étaient :
-
la formation du personnel pour une meilleure maîtrise
des orientations ,des voies et moyens permettant la réalisation
des objectifs que le Maire Ibrahima N’DIAYE s’était
assigné lors de son élection.
- la conception et l’application au sein de chaque service
de stratégies capables d’impulser les recettes
de la Mairie
C’est ainsi qu’en 1999, les recettes de fonctionnement
ont connu une croissance de 10, 2 % et 12, 7 % en 1999 / 2000.
De
2000 à 2003 le taux de croissance moyen du budget de
fonctionnement a été de 12,6 % de 2000 à
2001 et de 31,08 % de 2001 à 2003 les années
record en matière de recettes sont 2001 et 2002.
Pour
ce qui concerne le budget d’investissement, après
avoir mis 1999 et 2000 à profit pour rembourser les
arriérés héritées de la gestion
du gouvernorat, l’équipe de la Mairie a réellement
débuté ses investissements en 2001 avec un montant
de 4.948.373.700 FCFA.
En
2002, ce sont 3.164.633.593 FCFA qui furent consacrés
aux investissements directs par la Mairie du District.
A
ce jour, Le montant total des investissements réalisés
par la Mairie du District s’élève à
8.923.752.103 FCFA.
Les
recettes de la Mairie proviennent : essentiellement
•
des patentes et licences 30 %
• des autres recettes du budget de fonctionnement 22
, 20 %
• du BRCTU 18,7 %
• des marchés 10 % ( Médine, Grand Marché,
Marché Rose)
• des taxes sur les Cycles 9,4 %
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