voirie
et assainissement
A
son arrivée à la tête du District, un
des défis majeurs que le Maire Ibrahima N’DIAYE
se devait de relever, était celui de l’amélioration
du cadre de vie des populations.
Avec
son million d’habitants, Bamako ressemblait plutôt
à un grand bidonville avec ses quartiers spontanés
et surtout son état d’insalubrité inimaginable
pour une capitale.
C’est
donc un travail de titan qui attendait le nouveau conseil
du district. Il a fallu des actions vigoureuses souvent impopulaires
pour atteindre les résultats qui ont permis aujourd’hui
de changer l’aspect de la ville.
Plusieurs
services techniques du District ont été commis
à cette mission. Il s’agit entre autres de la
Brigade Urbaine de Protection de l’Environnement, de
Cellule Technique d’Appui aux Communes du District et
du Bureau de Régulation des Transports et le service
des logements.
On
retiendra plusieurs types d’actions menées parallèlement.
Il s’agit d’abord des opérations de réhabilitation
des quartiers spontanés. Plusieurs quartiers périphériques
ont été ainsi viabilisés.
Taliko et Sebenicoro, Lafiabougou Bougoudani, Djicoroni Para
en Commune IV, la zone aéroportuaire en Communes VI,
Samé en Commune III et Dioumazana en Commune I ont
été réhabilités.
Ces
actions de viabilisation ont été accompagnées
d’opérations de lotissement pour non seulement
recaser les personnes touchées mais aussi les aider
à avoir accès au financement bancaire de leurs
habitats.
Autre
résultat visible des actions menées par le Maire
Ibrahima N’DIAYE, la fin de l’occupation anarchique
du Centre Ville et des artères principales de la Ville.
Ainsi,
les alentours du Rail Da et de l’Assemblée Nationale
ont été sécurisés.
Le
domaine Public a été libéré partout
où cela était indispensable pour l’amélioration
du Cadre de vie aussi bien au centre ville que dans les quartiers
périphériques.
La
lutte contre le stockage et l’installation anarchique
des pompes à essence peut être considérée
comme une réussite. Les pompes à essence ME
05 qui inondaient nos rues ont totalement disparu et avec
elles, les risques d’incendie.
Un
autre front dans le domaine était la lutte contre les
cultures hautes dans notre capitale. Le Maire a instauré
des activités de concertation annuelles avec les chefs
de quartier et le phénomène semble être
aujourd’hui un mauvais souvenir.
Pour
pérenniser ces actions, la Brigade Urbaine de Protection
de l’Environnement a affecté un agent équipé
d’un vélo dans chaque quartier de la ville.
La Mairie du District s’occupe également de l’entretien
des ouvrages de drainage et autres réalisés
par la Banque Mondiale et le PDUD à travers toutes
les Communes.
Ainsi plus d’un milliard est consacré à
cette action qui implique 18 GIE et plus de 180 personnes.
La Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement
occupe une place prépondérante dans l’amélioration
de notre cadre de vie.
A son arrivée en 1998, le Maire Ibrahima N’DIAYE
a trouvé ce service dans un état de dégradation
tel qu’ aucune des missions à lui confiée
ne pouvait être menée à bien.
Sur Vingt Huit bennes (28) toutes catégories confondues,
Cinq (5) était à l’arrêt et Deux
(2) en révision. Seule une citerne était en
état de marche. Les autres engins étaient au
nombre de 6 dont un (1) inutilisable. Ce parc était
amorti à 90%.
A ce parc délabré, il faut ajouter le manque
de moyens financiers. Le principal partenaire de la DSUVA
la ville d’Angers s’était également
retiré des activités de Voirie.
De 1999 à 2003 la DSUVA a vu son équipement
renouvelé à près de 75%. Ainsi, Vingt
(20) bennes toutes catégories confondues, Trois (3)
pelles, une (1) citerne neuve et un (1) corbillard sont venus
grossir le parc. Quatre (4) triporteurs piaggio et Deux (2)
camionnettes grue-breuvage sont attendus avant la fin de l’année.
C’est donc un bilan impressionnant qu’on peut
établir des actions de la DSUVA. Même si l’étendue
de la ville et la quantité de déchets produits
quotidiennement annihilent les efforts fournis.
Les grandes réalisations de 1998 à ce jour qui
peuvent être retenues sont les suivantes :
le
maintien de façon appréciable du taux d’amortissement
du parc existant. Cela s’est traduit par le maintien
à 49 % du rendement d’enlèvement des ordures
dans le District de Bamako.
l’engagement et la réussite de la DSUVA sans
appui financier ou matériel, à relever le défit
de Bamako ville propre , pendant la CAN.
En effet, à la veille de la CAN 2002, la menace du
retrait de l’organisation de cette coupe au Mali était
envisagée par les autorités de la CAF à
cause de l’état d’insalubrité de
la ville de Bamako.
Contrairement aux autres services et secteurs impliqués
dans l’organisation de la CAN 2002, en dehors de l’acquisition
de deux tractorelles et d’une benne tasseuse, la DSUVA,
n’a bénéficié d’aucune aide
pour mener à bien sa mission
et relever le défi. Pourtant Bamako est une ville de
plus d’un million d’Habitants.
l’utilisation des bennes tasseuses sous forme d’innovation
en matière de collecte des ordures dans le District.
En
effet en 1999, en matière de coopération, les
partenaires habituels du District de Bamako, se sont montrés
réticents quand à faire de nouveaux investissements
dans le domaine de la voirie : équipement, organisation
du secteur… Pour ces partenaires, la gestion des services
de voirie à toujours été le talon d’Achille
des différentes équipes qui se sont succédées
à la tête du District. Point question de commettre
la même erreur avec la nouvelle équipe.
C’est donc sans son partenaire habituel Angers que l’équipe
dirigeante de la Mairie du District s’est engagée
dans le domaine de l’assainissement de la ville. Grâce
à la nouvelle coopération avec Bordeaux des
actions ont pu être entreprises sous forme d’innovation
en matière d’assainissement.
la reconnaissance et la préservation des GIE de pré
collecte à la base quelque soit le schéma adopté
pour l’assainissement du District. Désormais,
les GIE ont été acceptés, compris et
adoptés comme faisant partie intégrante du schéma
de collecte et de traitement des ordures ménagères
dans le District. Les actions seront menées dans le
sens de l’amélioration des performances des GIE
et non de les remettre en cause.
Par ailleurs, le District s’est impliqué pour
une meilleure structuration des GIE de pré collecte
des ordures à la base.
la création de point de collecte des ordures avec utilisation
des bennes tasseuses au niveau des dépôts de
transit.
Mise en place du système de transvasement grâce
aux caissons et aux bennes tasseuses au niveau des dépôts
de transit du CFP et de Badalabougou. L’objectif de
cette méthode est d’éviter le déversement
à même le sol d’une grande quantité
de déchets au moment de leur enlèvement.
La délimitation à l’aide de bornes en
béton des dépôts de transit du District
de Bamako
La quantité de déchets évacués
est passée de 262 261 m3 en 1998 à 380 426 m3
en 2002.
La
DSUVA a également fait face à l’entretien
et à la réparation des rues du District à
travers son service des travaux de voirie. On n’est
ainsi passé de 922,5 m3 de goudron en 1998 à
4 334 m3 en 2003.
Un
des grands chantiers de cette dernière année
du Mandat de Ibrahima N’DIAYE est le programme spécial
d’assainissement lancé en avril 2003 par le Président
Amadou Toumani TOURE.
Une
contribution de 250 millions a été mise à
la disposition du Comité de suivi des opérations
d’Assainissement par la Présidence. A ce jour
la Mairie du District de Bamako a consacré une enveloppe
de 350 millions à cette opération.
A
ces efforts financiers, il faut ajouter les contributions
des opérateurs économiques de la place et de
certaines villes comme la Communauté Urbaine de Bordeaux
et la ville de Paris, contribution qui s’élève
à plus de 45 millions. Il faut préciser que
ces contributions sont en nature.
A ce jour les résultats obtenus sont à la hauteur
des efforts fournis.
Pour
les déchets solides
Tous
les dépôts d’ordures de la ville ont été
recensés et classés selon le degré de
nuisance .
Plus de 111.600 m3 ont été évacués
par les opérateurs privés sélectionnés
pour effectuer ces travaux, la DSUVA qui est le service technique
de la Mairie du district chargée de la gestion des
déchets solides
Pour
le Curage des caniveaux
Quinze
(15) Groupements d’Intérêt économique
(GIE) ont été retenus pour l’exécution
de ce volet (99,590 km de caniveaux à curer) qui a
démarré début mai 2003 pour un montant
total des travaux de 118 610 393 F CFA.
A la date du 25 juillet 2003, l’on enregistrait un taux
d’avancement global de 100% après 54 jours de
délai consommé pour un délai prévisionnel
de 60 jours.
Pour
le Curage des collecteurs
Trente-deux
(32) collecteurs ont été curés pour une
longueur de 61 204 m pour une enveloppe de 210 millions de
F CFA. 62 286,72 m3 de déblais ont été
évacués en deux (2) mois (cf. Annexe). Lesdits
travaux réalisés par la Direction du Génie
Militaire, ont été entièrement achevés
et réceptionnés par les services techniques
compétents du Ministère de l’Environnement
et du District de Bamako.
En
outre, 1 677 m de caniveaux ont été curés
à Bagadadji et N’Golonina avec évacuation
de 2 767,5 m3 de déblais en dix (10) jours pour un
montant de 9,963 millions de FCFA.
Ces
travaux font suite au constat fait par le Comité de
suivi lors de sa visite dans le quartier de Bagadadji, du
non curage de certains caniveaux et l’instruction donnée
par le Président dudit organe au Directeur du Génie
Militaire dans ce sens.
Pour
le balayage des voies revêtues
Le
balayage des voies revêtues a commencé début
mai 2003 et concerne 55 boulevards, avenues, rues, squares
et promenade sur 141,878 km répartis en 24 lots pour
un montant total des contrats de 218 433 530 FCFA et un délai
d’exécution de 8 mois.
Concernant
ce volet qui se déroule normalement, 40 rues sont balayées
7 jours sur 7 tandis que 15 le sont 3 jours sur 7 par des
GIE. La longueur totale des voies à balayer est de
141,878 km
Libération du domaine public
En
trente (30) jours, trente-trois (33) voies et places ont été
libérées. Le taux d’avancement global
est de 100%.
Plus de 200 agents des Forces de Sécurité ,
20 agents de la Brigade Urbaine de Protection de l’Environnement
(BUPE), 10 encadreurs, 40 manœuvres ont participé
à ces opérations;
au plan matériel, 2 pelles chargeuses et 9 camions
bennes en moyenne.
Communication
et actions citoyennes
Conformément
au Programme Spécial Assainissement du district, les
activités de communication ont été focalisées
sur la libération du domaine public, le balayage des
voies et l’enlèvement des ordures, le curage
des caniveaux et des collecteurs. D’autres activités
telles que le pavage des rues, le programme jeunes-assainissement
et le programme des pionniers ont été effectués
Actions
Citoyennes
Les
actions citoyennes ont été très remarquables
et ont constitué la véritable réussite
de ce Programme Spécial. Il s’agit notamment
du dallage des rues par les populations elles mêmes.
A cet effet nous signalons :
l’association
Yeelen à Missira
l’association N’Gnéléni de Missira
la CAFO à Bagadadgi
Mr Yacouba COULIBALY à Bagadadgi
Les residents de Medina-Coura
La CAFO à Niaréla
Autre
action : Pavage du terre plein central du Boulevard
de l’Indépendance
Dans
le cadre de l’action citoyenne, l’Entreprise STONES
SARL, filiale de ‘’DIAWARA SOLAR’’
a proposé à la Mairie du District de réaliser
3000 m2 de pavés.
Le
choix de la Mairie du District s’est porté sur
le terre plein central du Boulevard de l’Indépendance
dont les anciens arbres constitués de 61 pieds de nimes
ont été abattus et dessouchés. Ils sont
en train d’être remplacés par environ 220
pieds de cocotiers et de palmiers.
Le
montant total des travaux est évalué à
62 708 585 FCFA dont 44 960 000 FCFA à la charge de
l’Entreprise STONES et 17 748 585 à la charge
de la Mairie du District. Il est à signaler que la
Direction de la BIM SA a contribué au financement pour
un montant de 1 240 100 FCFA. Le niveau d’avancement
des travaux est de 40%.
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